Des plantes sauvages, aux fruits et légumes d’aujourd’hui, c’est 35.000 ans d’alimentation durable que nous vous présentons ! Aussi bien durant l'Antiquité, que les Croisades, le Moyen-Âge, la Renaissance ou le XIXème siècle, nous avons toujours recherché de nouvelles sources d'alimentation et introduits de nouvelles variétés ou espèces de fruits, légumes, plantes, herbes ou épices.
C'est ainsi que l'épinard, l'aubergine, la prune, la tomate, le haricot, l'abricot, le topinambour, … et surtout la pomme de terre ont été cultivés et consommés.
Parallèlement, les paysans et le monde rural ont toujours développé des activités d’échanges et de polycultures importantes, qui leur ont permis de sélectionner les espèces et les variétés les plus adaptées à leurs besoins.
Au fil des années et des siècles, tous ces végétaux se ont évolué en fonction de chaque biotope pour donner une multitude de variétés locales, comme le haricot Tarbais, la citrouille d'Eysines, la tomate de Marmande, etc…
Etant le plus souvent fondé sur des techniques de greffages ou des variétés "auto-fertiles", ce mouvement en faveur de la "biodiversité" s'est largement développé. Il a connu sa plus grande expansion, vers la « Belle Epoque » et le début du XXème siècle, avec la diffusion en particulier de nombreux ouvrages et catalogues de jardinage.
Depuis les années 60, la généralisation des moyens de transports, la concentration industrielle, les impératifs de stockage et de productivité, l'exode rural, les effets de mode et de sélections commerciales ont éliminé de nos assiettes, de nombreuses variétés ou espèces de légumes et de fruits anciens.