Comment faire un vin biologique maison ?

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Faire du vin bio à la maison

Dans le cadre de la recherche d’un mode de vie durable, l’accent a été mis sur la modification des habitudes de consommation, ce qui implique d’acheter, de cultiver et de cuisiner les aliments de manière plus saine. L’adoption des produits biologiques a naturellement conduit à étendre cette philosophie à tous les aspects de l’alimentation, y compris les boissons telles que le vin. Si les rayons des magasins regorgent de vins provenant des quatre coins du monde, la plupart d’entre eux sont produits à l’aide de procédés chimiques.

La difficulté de trouver un vin bio dans le commerce

Compte tenu de la prévalence des allergies et des aversions aux additifs tels que les sulfites, il est surprenant que les vins biologiques ne soient pas plus couramment disponibles. Malgré le prix plus élevé qu’ils peuvent atteindre, en raison de leur durée de conservation plus courte et de la difficulté de garantir un goût constant, l’attrait du vin biologique reste élevé pour le consommateur consciencieux.

Le coût élevé associé aux vins biologiques peut être attribué à la nécessité d’une plus grande longévité et d’un profil de goût cohérent. Les consommateurs en sont venus à attendre le même goût de chaque bouteille de vin qu’ils achètent d’une marque particulière. Ils souhaitent également des vins qui conservent leur qualité au fil du temps, même après l’ouverture de la bouteille. Contrairement aux jus, dont on ne peut attendre qu’ils restent frais pendant de longues périodes une fois ouverts, les vins sont stabilisés et protégés de l’oxydation et de la contamination grâce à l’utilisation de conservateurs tels que les sulfites et les sorbates. Toutefois, ces additifs chimiques ne sont pas une condition sine qua non pour obtenir des vins agréables à boire ; le respect d’une propreté rigoureuse et de pratiques stériles au cours de la production peut rendre ces substances inutiles.

Comment se forme le vin ?

La production de vin implique essentiellement la fermentation d’une levure naturelle dans un jus organique infusé de sucre. En consommant les sucres présents, la levure produit de l’alcool et du dioxyde de carbone. Lorsque tout le sucre est converti ou que la concentration d’alcool atteint un niveau létal pour la levure (généralement autour de 12 %), le processus de fermentation s’achève.

Le vin fraîchement achevé peut techniquement être consommé sans danger, mais sa saveur s’améliore considérablement avec le vieillissement. Les vins biologiques, en particulier, gagnent considérablement en qualité lorsqu’on leur laisse le temps de mûrir, généralement un an ou plus. Le processus de maturation peut transformer un vin au goût âpre en une boisson remarquablement savoureuse au fil du temps.

Améliorer la qualité du vin de manière organique

Pour améliorer le processus de vinification, certaines substances organiques peuvent être introduites. Une enzyme pectique peut être ajoutée pour consommer la pectine et garantir la clarté. Un mélange d’acides commerciaux, comprenant les acides malique, tartrique et citrique, peut être utilisé, bien que les jus d’agrumes puissent servir de substitut plus simple. Des tanins peuvent également être ajoutés lorsque la teneur en jus naturel est insuffisante, le thé vert constituant une source biologique.

L’élaboration de recettes personnelles pour différentes bases biologiques offre la liberté d’écarter les additifs courants dans la vinification, tels que les comprimés Camden, les poudres de sulfites ou les sorbates. Nombreux sont ceux qui, par souci de simplicité, optent pour des mélanges d’acides.

Le processus de vinification tolère un certain degré d’improvisation ; certains amateurs tentent même de capturer des levures sauvages à l’extérieur pour influencer le processus de fermentation. Malgré des taux de réussite mitigés, la précision et la propreté restent essentielles pour produire régulièrement un vin agréable au goût, plutôt que de se retrouver avec du vinaigre ou un produit imbuvable. Après tout, l’objectif est de produire du vin, et non de la bière ou d’autres boissons dérivées de la levure.

Faire du vin à domicile

La pléthore d’équipements disponibles pour la vinification peut être impressionnante, mais tous ne sont pas indispensables. Nos ancêtres ont réussi à produire des vins sans outils contemporains, et ces vins ont perduré pendant des siècles dans les caves. Les équipements tels que les réfractomètres, les hydromètres et les thermomètres peuvent être utiles, en particulier pour ceux qui n’ont pas l’habitude de cultiver des cultures de levures vivantes dans les aliments, mais ils ne sont pas obligatoires.

L’importance de demeurer prudent lors de la mise en bouteille

Les techniques de finalisation du vin, telles que l’utilisation d’un hydromètre pour mesurer le sucre résiduel et la teneur en alcool potentiel, sont cruciales. Si l’on ne tient pas compte de ces mesures, la fermentation peut se poursuivre dans la bouteille, entraînant la libération d’un excès de dioxyde de carbone qui pourrait soit expulser le bouchon, soit briser entièrement la bouteille. Par conséquent, la mise en bouteille ne doit avoir lieu que lorsque l’on est certain que la levure a complètement achevé son activité.

Acquisition de l’équipement de base pour la vinification

Un équipement de base tel qu’un fermenteur primaire, peut-être aussi simple qu’un seau en plastique avec un couvercle, et un sas sont suffisants pour commencer à créer du vin en petites quantité. Le sas est un outil simple mais essentiel qui permet au dioxyde de carbone de s’échapper sans que l’air extérieur ne pénètre dans le vin en fermentation.

La fabrication de vin à la maison

Faire du vin biologique à la maison est une entreprise accessible et gratifiante. On peut être inventif et s’inspirer des plantes qui produisent des thés savoureux pour créer des vins uniques. Les expériences actuelles peuvent inclure le vin de pétales de rose, le vin de lilas, ou même le vin de cosses de pois mange-tout, avec l’intention d’explorer d’autres plantes lorsque le temps le permettra.

De nombreux fruits peuvent être utilisés pour fabriquer votre vin ou alcool à la maison:

  • raisin
  • pomme
  • poire

Par exemple, en broyant des pommes et en faisant mijoter la pulpe dans l’eau, puis en la filtrant et en la combinant avec le sucre, l’enzyme pectique, le mélange d’acides et la levure à des intervalles appropriés, on entame le processus de fermentation. Après plusieurs jours de brassage et d’attente, le jus est transféré dans une cuve de fermentation secondaire. Le soutirage multiple au cours de quelques mois précède la mise en bouteille finale, après quoi le vin est laissé à mûrir pendant un an pour atteindre son plein potentiel.